serpe-hier

Ou l'art du débiloïde.

Lundi 3 juin 2019 à 20:40

 que je fais du vélo, les gens me répondent "ah ouais, vous allez au travail à vélo, c'est super!".
... Non.  Je ne me "déplace" pas à vélo. Je FAIS du vélo. Je roule 300km par semaine. Et je ne parle pas du vélo en salle.
J'ai besoin de la déconnexion qui s'opère avec la ville et de la reconnexion avec soi et l'univers, le vrai. J'ai besoin de ressentir mon corps, j'ai besoin de ressentir ma planète. J'ai besoin d'en chier. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me mettre à bloc ou au contraire d'admirer ce qui m'entoure. J'ai besoin d'être dans la meute, de foncer avec les autres, j'ai besoin d'être seule avec moi-même. J'ai besoin de tout donner, de finir vidée et remplie. J'ai besoin de faire la course, d'être plus forte que moi-même. J'ai besoin de l'adrénaline, de la peur de tomber, d'échouer, de ne pas survivre, de finir en miettes; j'ai besoin de la rage de vaincre et de la confiance en moi; j'ai besoin d'être brute.

Mes nouveaux objectifs professionnels ont pour but d'avoir plus de place pour les entrainements, pour le temps pour moi. Travailler plus pour gagner plus n'est clairement pas mon désir, à l'heure actuelle. La vie bascule trop vite: c'est maintenant que tout se joue et que je pourrais dire, quand je serais vieille: "ça, je l'ai fait". Je ne veux pas de la vie linéaire, tu nais, tu bosses, tu meurs. Je le laisse aux autres. Laissez-moi être atypique.

Lundi 27 mai 2019 à 21:11

          Chaque instant compte. Si petit soit-il. Si insignifiant, si ridicule soit-il. Ce matin en partant à mon rendez-vous dentaire annuel, dans la rue, il y avait un chèvrefeuille qui débordait de la grille d'une maison, ses centaines de fleurs ouvertes et fières. Je me suis exclamée, arrêtée, j'ai mis mon nez dedans, reconnaissante de cet instant de vie offert. Je suis repartie avec un grand sourire, alors que la pluie se mettait à tomber et que je n'avais rien pour me protéger.

          Les plantes sont notre connexion à notre Terre et à nous-mêmes: il faut les chérir.

          Mon CDI s'arrête dans huit jours. Nouvelles trajectoires.

Samedi 2 mars 2019 à 8:09

En voilà un âge qui fait bizarre. J'avoue que ça m'a fait bizarre. J'ai bien chialé ma mère, ce jour-là.
Je n'ai ressenti que plus fort le décalage de ma vie avec celle des autres. 30 ans, gamins, mariage, maison, labrador, crédits... que sais-je. Les conventions sociales veulent ça de nous. 30 ans, les gens commencent à dire que c'est un âge où une femme doit avoir un mari qui la protège et des enfants à élever. On a beau dire que ça s'estompe, que les moeurs évoluent, c'est faux. C'est tacitement acquis que ça doit se passer comme ça.
Mon cul ouais. Moi mon seul projet, c'est ne pas me faire amputer de la jambe parce que j'ai mal au genou quand je pédale. Voilà. Oh, et m'acheter un nouveau vélo. Pour fêter cette nouvelle décennie.
30 ans. Youhou.

Samedi 17 novembre 2018 à 20:31

 ... noires. La deuxième partie de 2018 en est une. Je suis en train d'écrire un "spectacle" pour vider mon aigreur. Et tout le monde ira se faire foutre.
Le vélo. Le vélo le vélo le vélo le vélo. Oublier tout, penser au vélo. Ne pas crever.

Cowboy up, girl!

Lundi 2 juillet 2018 à 8:45

 ... m'apercevoir que j'avais passé ma vie à mouliner et à tout faire pour ne pas crever.
Il faut croire que, partant de là, le vélo était une évidence.
Deux courses, deux podiums.

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